J’aime Junk de Melvin Burgess

untitledD’abord il y a eut un tas de livres qu’on nous demandait de lire à l’école, puis un jour dans notre immense librairie indépendante préférée (le Grenier à Dinan), on m’a conseillé Junk de Melvin Burgess. J’avais plus ou moins 12 ans.

L’âge ou l’on découvre les choses, ou l’on veut en expérimenter de nouvelles.

J’ai toujours été curieuse sur les drogues, la cigarette et l’alcool. Mon père fume (des gauloises sans filtre – pour ceux qui connaissent, vous comprendrez…), alors un beau jour, je lui ai demandé si je pouvais essayer.

J’étais vraiment une enfant sage, jamais je ne lui aurais piqué une clope pour la fumer en cachette, et mes parents nous ont toujours encouragés à faire nos propres expériences.

Il m’a donc laissé tirer sur sa clope… Une bouffée a suffi à me dégoûter pour le restant de mes jours. Aujourd’hui (une dizaine d’années plus tard) je ne comprend toujours pas l’intérêt de fumer : ça n’est pas agréable, ça pue, ça rend les dents jaunes, ça coûte affreusement cher et en plus on peut attraper des cancers et compagnie. Bénéfices : aucuns (mis à part occuper les fainéants pendant leur pause café).

Ce constat s’applique également à toutes les autres formes de drogues.

Enfin bref, j’ai voulu comprendre ce qui pouvait bien attirer les gens dans ces pratiques.

Et Junk m’y a aidé. Non seulement c’est très bien raconté, mais en plus c’est le premier livre que je lisais dans lequel chaque chapitre était raconté du point de vue d’un personnage différent.

J’ai adoré ce livre, et je le garderais toujours dans un coin de ma bibliothèque. Je l’ai prêté à plusieurs personnes (dont une qui ne me l’a pas rendu, lol). C’est mon classique à moi, et je pense que ça devrait être un classique à l’école aussi. C’est facile à lire, intéressant, c’est fait pour les jeunes, et ça pourrait éviter à certains d’emprunter le même chemin que celui que les personnages prennent.

Forte de cette lecture, j’ai trouvé d’autres livres très intéressants sur le thème et qui m’ont occupé une bonne partie de mon adolescence. J’ai côtoyés plein de gens qui fumaient et prenaient diverses drogues (légères), et je retrouvais dans chacun d’eux un peu des personnages de tous ces livres. Je n’ai jamais essayé de leur faire la morale ou de les dissuader, je les ai laissés faire leurs propres expériences.

Personnellement, j’ai essayé les drogues à travers les livres, et ça m’a plutôt bien réussi. La seule addiction que j’ai conservé, c’est celle des livres.

Junk (Melvin Burgess), Flash ou le Grand Voyage (Charles Duchaussois), Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée (Christiane Felscherinow), L’herbe bleue (anonyme).

 

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